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Peptide — Mise à jour 2026

Par Rédaction · publié 2026-02-01 · dernière vérification 2026-02-27 · News

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Cette page a été mise à jour le 2026-02-27 et est revue régulièrement.

Questions ouvertes

L’autre enseignement de ces élections fut le recul de l’aile gauche du Sangkum, dont beaucoup de députés ne s’étaient pas représentés, au profit de la droite qui fit élire des candidats qui n’avaient plus participé aux scrutins depuis 1958, voire 1951. La principale conséquence de ces événements fut que Sihanouk n’avait pu empêcher ses adversaires d’investir l’Assemblée. En 1972, alors en exil à Pékin, il confia à Jean Lacouture que le parlement élu en 1966 – et qui l’avait entretemps déposé – avait été « le plus réactionnaire et corrompu » qu’il ait connu. Au moment de l’annonce des résultats, Sihanouk exténué par la visite de Charles de Gaulle trois semaines plus tôt fit preuve d’une quiétude dont ses proches avaient peu l’habitude. Peu après, il dut être hospitalisé pour surmenage, provoquant l’ajournement de la session inaugurale de la nouvelle assemblée. lorsque enfin le parlement put se réunir, il commença la séance en désignant un Premier ministre. Après avoir rejeté les candidatures de Sim Var et Norodom Kanthoul, il porta son dévolu sur le général Lon Nol. Sihanouk avalisa le choix de la chambre et accepta que Lon Nol occupe le poste. En permettant la formation d’un gouvernement composé de personnes proches des sensibilités du nouveau Premier ministre, le prince laissait à quelqu’un pourvu d’ambition personnelle et possédant son propre réseau clientéliste le soin d’exercer le pouvoir sans à ce moment en mesurer le danger. Le choix de Lon Nol ne semblait en effet pas très risqué.

Sources : fr.wikipedia.org

Contexte

Jusque-là, il semblait respecter Sihanouk et bien que, en 1965, le prince Monireth écrira dans ses mémoires qu’il avait une ambition démesurée le monarque semblait sous-estimer cet aspect de son nouveau Premier ministre et interprétait ses silences pour des marques de déférence. En 1988, le monarque affirmera toutefois qu’il l’avait depuis longtemps considéré comme « capable un jour de diriger le gouvernement et l’armée », ajoutant que sa popularité au sein des militaires et de la jeunesse non-communiste ainsi que son « manque de flamboyance » en faisait un bon candidat à un poste à responsabilité. Mais le prince regrettait que le gouvernement soit composé de beaucoup de personnes qui ne lui étaient pas dévouées et décidait de former un contre-gouvernement. Cet organisme, qui regroupait ses partisans et des membres de l’aile gauche du Sangkum hostile à Lon Nol devait, d’après le monarque, montrer à l’étranger que « le Cambodge n’était pas une dictature ». Sihanouk ajoutait que ce contre-gouvernement se contenterait d’un bulletin quotidien qui ne contiendrait pas que des critiques du gouvernement, mais également des propositions voire éventuellement approuverait les mesures qu’il estimerait justifiées et que ses pouvoirs seraient limités à « ceux reconnus par la Constitution à nos journalistes ».Le but non avoué de cette manœuvre semble avoir été de permettre au monarque de reprendre la maîtrise des événements.

Sources : fr.wikipedia.org

Mécanisme d'action

Pour légitimer sa décision, le prince affirmait que la création de ce contre-gouvernement faisait suite à des demandes de jeunes militants, ce qu’il est difficile encore de nos jours d’étayer. En fait, il semble qu’il tentait de gérer l’opposition au Premier ministre qu’il venait de nommer, ceci afin de mieux le contrôler et, si celui-ci venait à trébucher, de s’en attirer les mérites. Afin de se faciliter les choses, Sihanouk plaçait fin octobre Nhiek Tioulong – un de ses fidèles – à la tête de l’armée en remplacement de Lon Nol. Le contre-gouvernement, quant à lui, favorisa la renaissance des factions politiques, ce qui était vu par le nouveau cabinet comme une tentative du prince de diviser pour mieux limiter l’influence de chacun. L’un des antagonismes les plus prompts à refaire surface fut celui qui opposa Sim Var, qui avait rompu avec la politique du monarque et Chau Seng qui approuvait les vues de Sihanouk surtout en matière de relations extérieures. Afin de contrer l’influence du quotidien pro-gouvernemental La Dépêche qui venait de passer sous le contrôle de Sim Var, le prince encouragea Chau Seng à créer un nouveau titre appelé La Nouvelle Dépêche, proche du contre-gouvernement. Les deux quotidiens s’engagèrent dans une bataille d’éditoriaux qui ne put que mettre en lumière le clivage qui se formait entre les conservateurs au pouvoir et ceux qui avaient de la sympathie pour les idées communistes. Peu après les élections, des manifestations étudiantes et pro-Sihanouk éclataient à Phnom Penh.

Sources : fr.wikipedia.org

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État des études

Le prince fut prompt à les présenter comme une crise politique qui prouvait le bien-fondé de sa méfiance envers le gouvernement de Lon Nol et contre ses adversaires de gauche. Il constatait que jour après jour, son pouvoir partait entre les mains de personnes qu’il ne pouvait pas contrôler. Le parlement n’était pas réuni depuis plus d’un mois qu’une rumeur enflait, prétendant que Sihanouk s’interrogeait sur l’opportunité de renvoyer un Premier ministre choisi par l’assemblée. Il était alors malaisé de juger de l’avenir de Sihanouk et de la politique cambodgienne à l’aune des élections. Les conséquences des élections n’étaient alors pas perceptibles et Sihanouk continuait de diviser les factions politiques pour mieux pouvoir les contrôler et les rendre redevables à son égard. À la fin de l’année 1966, le monarque avait repris l’initiative et le contrôle des événements. La presse était toujours à ses ordres et il déjouait les manœuvres de ses adversaires. Dans le domaine des relations internationales, il était très populaire et grâce à une habile diplomatie, il avait pu garder le Cambodge en dehors de la guerre du Viêt Nam dont peu de ses concitoyens figuraient parmi les victimes. En laissant Lon Nol à la tête du gouvernement, Sihanouk espérait peut-être apaiser l’élite cambodgienne pro-occidentale. Il pouvait penser qu’il était temps pour l’armée de prendre les commandes et intimider les opposants de gauche.

Sources : fr.wikipedia.org

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