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Peptide — Notes pratiques

Par Rédaction · publié 2026-03-01 · dernière vérification 2026-04-20 · Topic

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Qualité et analyse

Vers la fin de février 1963, alors que Sihanouk était en visite en Chine, une crise qui couvait depuis des mois, éclatait à Siem Reap. Alors que des manifestants accusaient un policier de brutalité et de corruption, la réplique des forces de l’ordre fit un mort. Quand les autorités refusèrent d’enquêter sur les circonstances du décès, la situation dégénéra. Plus d’un millier d’étudiants attaqua le commissariat central ; en riposte, les policiers battirent les émeutiers à coup de crosses de fusil. Dans la lutte, un portrait de Sihanouk fut déchiré et des tracts apparurent, dénonçant l’injustice et la corruption du Sangkum. Les affrontements firent plusieurs morts et blessés parmi les étudiants et certains enseignants sympathisants ; la police dû faire appel à l’armée pour rétablir l’ordre. Alors que des manifestations de soutien étaient organisées à Phnom Penh et Battambang, le gouvernement, assumant la responsabilité des troubles, démissionnait. Depuis Pékin, quand il prit connaissance des évènements, Sihanouk déclara que pour sa part il n’avait par contre jamais songé à quitter son poste de chef de l’État. Même si les incidents avaient pris le gouvernement par surprise, Lon Nol avait pu fournir à Sihanouk, dès son retour, des dossiers accusant « certains éléments » parmi les étudiants, soupçonnés d’être associés à Son Ngoc Thanh. L’ambassade américaine, quant à elle, pensait plutôt que c’était les communistes qui étaient derrière ces évènements.

Sources : fr.wikipedia.org

Stabilité et conservation

Après l’accueil chaleureux qui lui avait été réservé en Chine, Sihanouk ne pouvait pas nommément attribuer la responsabilité des troubles au parti communiste local et décidait de porter ses coups contre Keng Vannsak, son vieil adversaire du Parti démocrate. Ce dernier s’était retiré de la politique et enseignait à l’Institut Pédagogique National. Il avait donné une conférence à Siem Reap au début de l’année, mais rien ne prouvait en fait son implication dans les émeutes. Peu après, Sihanouk annonçait les noms de « 34 éléments subversifs », accusés de s’être associés pour tenter de renverser le gouvernement. La liste, outre Keng Vannsak, comportait Ieng Sary, Saloth Sâr et Son Sen ; en fait les trois « intellectuels » du comité central du parti communiste, mais aucun autre de ses membres. Les dossiers avaient été fournis par Lon Nol et étaient le fruit de la surveillance exercée sur les personnes soupçonnées de gauchisme, dont en premier lieu les professeurs des écoles privées et les journalistes. L’anonymat voulu par Ieng Sary et Saloth Sâr volait en éclats, même s’il ne semble pas que les services de Sihanouk aient pris conscience de leurs véritables rôles au sein du parti clandestin. En signe de défi, le monarque « invitait » les personnes dont le nom figurait sur la liste à former un gouvernement et à diriger le pays. La plupart avaient déjà eu affaire à la police de Sihanouk et imaginait le sort qui les attendait ; en conséquence, ils refusèrent poliment l’offre.

Sources : fr.wikipedia.org

Notes pratiques

Le chef de l’État n’en restait pas là et conviait 32 des 34 personnes à sa résidence où il leur proposait l’ensemble des ministères, à l’exception de celui de la défense et du poste de Premier ministre. Ils déclinèrent à nouveau la demande, affirmant que seul leur prince était à même de conduire un gouvernement. Sihanouk décidait alors de lever la séance et contrairement à l’entrevue de 1957 avec les démocrates, aucun de ses interlocuteurs ne fut inquiété. À la fin de l’année, la plupart avaient même conservé l’emploi qu’ils occupaient en mars. Au même moment, un évènement qui aura son importance par la suite, passe inaperçu. Saloth Sâr, Ieng Sary et Son Sen, les trois anciens étudiants parisiens membres du comité central du Parti ouvrier du Kampuchéa, quittaient Phnom Penh pour les forêts de l’est cambodgien. Khieu Samphân et Hou Yuon, les deux ministres de gauche, abandonnaient de leur côté leur fonction ministérielle. Pour remplacer le premier nommé, Sihanouk nommait Nin Nirom, un député qui alors qu’il avait critiqué son prédécesseur, avait imprudemment laissé entendre qu’il n’aurait aucun mal à le remplacer. Nirom n’avait aucune compétence en matière de gestion et fut rapidement impliqué dans un scandale financier. Il démissionna un mois après sa prise de fonction. Peu après, les derniers titres de la presse de gauche furent mis sous contrôle et régulièrement fermés. Les professeurs et les étudiants étaient eux aussi surveillés.

Sources : fr.wikipedia.org

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Comparaison avec les alternatives

Cette répression développait animosité et crainte chez les étudiants et ajoutée à la disparition de toute possibilité de débat, elle entraina de nombreux jeunes vers le Parti des ouvriers du Kampuchéa. Une nouvelle crise, qui couvait depuis déjà longtemps, éclatait à la fin de 1963 entre Norodom Sihanouk et les États-Unis. Cela commença par la suspension de l’aide militaire et économique américaine et le refroidissement des relations diplomatiques. Le différend aura des conséquences que ni les Américains sur place ni le monarque ne pouvait alors imaginer. Le comportement des premiers nommés en Asie du Sud-Est et leur ingérence dans les affaires cambodgiennes irritaient Sihanouk depuis déjà un certain temps, mais plusieurs évènements survenus en novembre 1963 le convainquirent de prendre ses distances. Il y eut tout d’abord l’assassinat des frères Ngô Đình Diệm et Ngô Ðình Nhu, dirigeants de la République du Viêt Nam, à la suite d'un coup d’état accompli avec la bienveillance des États-Unis. Même si les relations avec les dirigeants de Saïgon avaient toujours été orageuses, leur mort confortait Sihanouk dans l’idée que le soutien des Américains envers leurs alliés serait toujours limité. Un autre élément qui a dû influencer Sihanouk était lié aux problèmes économiques du royaume khmer.

Sources : fr.wikipedia.org

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